Le 22 septembre 2012 dans Cross-canal & Omnicanal

LDLC.com lance son réseau de vraies boutiques en franchise

Le champion tricolore de la vente en ligne de produits high-tech parie à son tour sur le multicanal. Il prévoit une quarantaine de magasins à échéance 2017.
Le groupe LDLC.com, qui s’est imposé en seize ans comme un géant de la vente en ligne dans les univers de l’informatique, de l’audio, de la téléphonie et de la vidéo, a levé le voile sur sa stratégie de déploiement de boutiques en franchise. « En France, sur les 15 premiers sites marchands, 12 sont uniquement Internet et 3 sont des acteurs multicanaux.

Aux Etats-Unis, la répartition est inverse », argue Olivier de la Clergerie, directeur général de cette entreprise lyonnaise fondée par son frère Laurent, président du directoire.

La gestion de magasins traditionnels n’est pas étrangère à ce groupe, pionnier de la Toile. Dès 1998, il s’est doté d’un premier point de vente à Lyon, qui vient d’être totalement réaménagé selon un concept qui sera dupliqué dans le réseau à venir. Avec un deuxième magasin à Paris, fondé en 2006, les boutiques représentent aujourd’hui pour près de 10 % des recettes consolidées (176,9 millions pour l’exercice clos fin mars 2012). Preuve que les deux modes de distribution ne se phagocytent pas : « Dans l’agglomération lyonnaise, nous réalisons un chiffre d’affaires identique sur le Net et dans notre boutique », met en avant le président.

Aller vite
Le choix de la franchise, plutôt que des magasins en propre, est justifié par la volonté d’aller vite. L’objectif : 15 points de vente de 150 à 300 mètres carrés, d’ici à trois ans et une quarantaine à l’horizon de cinq ans. Les premières ouvertures sont programmées l’an prochain et les implantations, qui ciblent des grandes villes, dépendront des opportunités et des candidats.

Parallèlement à ce tournant, le groupe va continuer à battre le fer sur la Toile en profitant d’un boom qui s’accélère. C’est ce que prouve la dernière enquête de la fédération de l’e-commerce, qui prévoit une croissance de 20 % du marché dans l’Hexagone en 2012. L’an dernier, les ventes avaient atteint 37,7 milliards d’euros dont 15 % pour les produits techniques.

Le groupe, qui compte 324 salariés, a lancé en juin la nouvelle génération de son site LDLC.com doté de 23.000 références. Dorénavant, la livraison rapide est assurée grâce à une plate-forme logistique intégrée de 17.000 mètres carrés à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Pour atteindre la barre ambitieuse des 500 millions d’euros de chiffre d’affaires dans cinq ans, les dirigeants parient aussi sur la montée en puissance des diversifications dans l’équipement de la maison, le loisir et le bien-être (Maginea.com) ou encore l’édition de logiciels de traitement de chèques-cadeaux (Anikop).
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