Le 04/11/2012 dans Commerce

Les distributeurs rattrapent leur retard de l’e-commerce

darty

Les chaînes de magasins proposent de plus en plus le retrait des commandes en ligne. Ce service gratuit permet d’économiser les frais de livraison et de simuler les achats d’impulsion.

Distributeurs classiques versus e-commerçants, deuxième round. Ces dernières années, les premiers n’ont cessé de perdre des clients au profit des seconds. Plus besoin de faire la queue sur grosbill.com ou sarenza.com, qui proposent des prix bien plus bas grâce à des coûts fixes moins importants que la Fnac ou Minelli.

Mais Darty, Leroy Merlin, Decathlon et d’autres n’ont pas dit leur dernier mot. Ces trois enseignes ont fait leur entrée au classement des 15 sites les plus visités en France, établie par Médiamétrie pour la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad). «Nous voyons là les premiers résultats de stratégies multicanal adoptées par les distributeurs classiques», selon François Momboisse, président de la Fevad. Les coûteux magasins redeviennent des atouts en accueillant des points retrait de commandes faites en ligne.

«Pour certaines familles de produits électroniques, les parts de marché que les distributeurs classiques détiennent sur la vente en ligne commencent à se rapprocher de celles qu’elles ont sur la vente en ­magasins», constate Jean-Émile Rosenblum, cofondateur de Pix­mania. Un signe important, car les ordinateurs et autres téléviseurs sont historiquement les produits dont les prix sont les plus bataillés par les e-commerçants (Rueducommerce, Cdiscount…).

Les distributeurs physiques de produits techniques souffrent d’autant plus que de nombreux Français préparent leur achat en ligne, passent en magasin pour se renseigner auprès d’un vendeur et toucher le produit recherché, pour finir souvent par l’acheter – moins cher – en ligne. «Les distributeurs de ces articles, tels Darty et Boulanger, ont été les premiers à réfléchir au lien entre leur site et leurs points de vente», explique Philip Bianchi, directeur associé de Proximis. Il aide Intersport, Bricorama et Long­champ à générer du trafic dans leurs magasins en proposant le retrait d’articles commandés plutôt que la livraison à domicile. «L’enseigne britannique Argos est un véritable exemple en la matière: 70 % des produits commandés sont retirés dans ses points de vente.»

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