Le 20 avril 2013 dans Cross-canal & Omnicanal

Walmart fait livrer ses clients par ses clients

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Comment réduire ses frais de livraison tout en offrant à ses consommateurs une incitation participative? Walmart détient la réponse. Le concept est encore à l’étude mais il risque de faire des petits.

Numéro un mondial de la grande distribution ou non, Wal-mart est forcément séduit par l’idée de réaliser des économies d’échelle. Surtout quand, en plus de réduire ses frais, il peut encore mieux rivaliser avec Amazon sur le marché online. La tendance du « deux-en-un » est très en vogue outre-Atlantique et avec son nouveau concept, le géant nord-américain l’applique à la fois au consommateur et à la marque, c’est-à-dire lui-même.  » Wal-mart a des millions de visiteurs chaque semaine. Certains de nos clients pourraient nous dire ou ils habitent et ainsi livrer sur leur chemin du retour des achats online faits par des internautes », explique Joel Anderson, le chief executive de Walmart.com à  nos confrères de Reuters.

Concrètement, le R&D marketing de Walmart a sorti de sa boîte à idées un projet séduisant : demander à ses clients en magasin de livrer eux-mêmes des produits commandés en ligne ( pas en-dessous d’un certain prix) en échange de bons de réduction (courses et essence) ou encore des réductions directes à la caisse. Evidemment, seuls les consommateurs habitant à proximité des acheteurs online seront sollicités, l’idée étant de les convaincre facilement de faire un court détour en échange d’une réduction sur leurs prochains achats.
Avec ce crowdsourcing d’un nouveau genre, Walmart peut réduire ses coûts de transport et créer l’interaction entre ses clients, tout en assurant une livraison plus rapide. Le concept est pour l’instant à l’étude, la marque devant s’assurer que cet arrangement entre consommateurs consentants ne pose aucun problème juridique, notamment concernant le respect d’informations privées. Si dans quelques mois le projet se concrétise, il risque de donner des idées aux concurrents.  » Pour l’instant cette idée est en train de mûrir dans nos esprits mais dans un ou deux ans on pourrait voir ce service arriver »,  précise Jeff Mc Allister, le vice-président de Walmart à Reuters.

Crowdsourcing et développement durable, c’est le changement
Walmart ne découvre pas les atouts de l’externalisation ouverte ni la force de la communauté sociale, à l’image de son partenariat publicitaire avec Facebook pour le « Black Friday » , le jour des soldes nationales chez l’Oncle Sam fin novembre. Avec sa campagne« Get on the Shelf » au début 2012, le n°1 nord-américain – dont la clientèle estampillée beauf prolétarienne est souvent moquéeaux Etats-Unis – reprenait le concept de La Nouvelle Star. L’ambition ? Lancer un concours participatif créatif pour s’offrir une nouvelle visibilité digitale et interactive.

Par ailleurs, si depuis plusieurs années Walmart applique une stratégie axée sur le développement durable, il a du mal à trouver l’angle efficace pour communiquer et se faire entendre sur sa démarche environnementale et économe. Le lancement début 2012 également, de son microsite « The Green Room » – une interface et un forum d’échange dédié aux consommateurs, ONG et fournisseurs – amorçait un nouveau virage plus pédagogique et moins tape à l’œil.

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